I - Les luttes


Les luttes : Quels fils historiques renouer ?, Jacques Wajnsztejn

Si nous insistons, dans cette dernière livraison, sur des luttes (agriculteurs, ouvriers, enseignants) qui n'entretiennent a priori pas grand rapport entre elles, ce n'est pas dans le but d'agréger des luttes particulières et atteindre ainsi un niveau global assimilé au niveau politique. Si ces luttes ont bien un rapport, il est très indirect. Il réside dans le fait qu'elles signalent toutes la crise d'un monde qui s'est à un tel degré fabriqué une « seconde nature », (...)

Les semences hors-sol du capital, Jacques Wajnsztejn

Dans l'ordre féodal, les insurrections paysannes étaient à la fois fréquentes et désarmées. Fréquentes, car créateurs de richesse et ne possédant rien mais subissant les dures conditions de la domination de l'époque, les paysans se révoltaient contre elles ; désarmées puisque la société rurale dans laquelle elles se manifestaient ne reposait pas sur la production agricole mais sur la propriété du sol et sur les institutions théocratiques qui la légitimaient par le rang et par le sang.
Dans la (...)

Néo-luddisme et résistances ouvrières, Jacques Wajnsztejn

Les restructurations dans les grandes entreprises à la fin des années 70 et pendant les années 80 n'ont pas produit des luttes d'une très grande ampleur, surtout si on les compare à celles des années 60 et du début des années 70. Seules les luttes des mineurs anglais, des sidérurgistes lorrains et des dockers de Barcelone ont atteint une réelle intensité. Si le mode de régulation fordiste s'est vu contester dans sa capacité à conduire vers une nouvelle phase de prospérité, il n'en a pas (...)